Son blaze, c'était Lucien, bien vite tout le monde l'appelait Lulu. Plus tard certains le surnommeront Le Chien...
Il était le rejeton d'immigrés de polack et de rital, d'ouvrier et de femme de ménage. Son dabe lui filait des raclées mémorables de temps en temps histoire de se défouler, comme d'autres font du sport. Surtout quand il n'avait pas sa dose d'alcool ou quand Madame avait ses ragnagnas . Excuses. Mais il se laissait buter pour protéger sa matouze qui trinquait d'une danse autrement plus agitée avec invités, genre flics, ambulances et compagnie. Le lendemain à l'école y fermait sa gueule le Lucien la trogne boursouflée en bleu. Alors les coups, il en connait la chanson…
Il était chétif, épais comme un anchois desséché, un peu pâle. Il avait déjà ce regard sombre et angoissé qui te fusille les pupilles. J'ai compris plus tard qu'il bouffait pas tous les jours.
On habitait Fresnes, sinistre banlieue béton-bitume-cubes plus connue pour sa prison que la chatoyance de sa verdure. "T'habites Fresnes dans la descente, t'habites Bourg la Reine, t'habites Choisy le Roi..." T'as dû les entendre ces vannes graveleuses ? Rivalités de bandes... C'était chez moi.
Potes d'enfances, on avait frotté nos fonds de culottes sur les mêmes bancs d'écoles, bouffé les mêmes hachis parmentier à la cantoche, fait les même conneries. Autant dire que les branlées et les punitions, on se les chopaient ensemble. Ca créé des liens, des trucs qui te font rester ami-ami à la mort, même avec les plus enculés.
Putain, qu'est-ce qu'on a pu faire chier les gonzesses ! Et c'te foutue tortue ! Faut que j't'explique. On avait inventé un jeu, la roulette mexicaine. Tu connais pas ? Ca consistait à choper discrétos la tortue - qui faisait la joie des grands et des petits, surtout des petits cons - hors de sa cage, la faire tourner sur le dos comme une toupie. Les pattes s'agitaient en l'air quand elle s'arrêtait, la tête pointait vers une victime à qui on baissait la culotte histoire de faire le point sur les fruits fendus défendus. La chiarde se mettait à beugler et à chialer. Nous, comme des baleines qu'on se marrait.
Mais c'est chiant les gonzesses avec leurs culottes, c'est toujours humide. Soit elles pleurent, soit elles mouillent… Mais ça, je le saurai plus tard…
La mort de Johnny ? J'me fais Halliday !
Eric Cantona : «Domenech, c'est l'entraîneur le plus nul du football français depuis Louis XVI» Mort de rire !
Eric Cantona : "être français, c'est d'abord être révolutionnaire"
Il a mérité son number 7 le footeux, le Canto, y force le respect !
Moi, j'dis qu'y faut mettre une équipe de foot à l'Elysée et balancer nos politichiens comme coupeurs de citron !
Après toutes ces conneries sur la mort de Mickael jackson, je redoute celle de Johnny Halliday…
Oh, putain !
Et aussi les poches sous les yeux, mais c'est une autre histoire ... :-P read more
on Meilleurs Nœuds